BULLETIN PERIODIQUE DES ANCIENS ELEVES DE SAINT LOUIS ANNEE 2003

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
9H00 Accueil

9H30 Messe célébrée par Monsieur l'Abbé Bruno SEGONDY, aumônier de Saint-Louis

1OH30 Cérémonie au Monument aux Morts 111-100 Cérémonie à la plaque commémorative

11H30 Assemblée Générale Ordinaire 12H45 Apéritif

13H00 Banquet traditionnel présidé par Monsieur Jean-Marie ESCANÉ, ingénieur, professeur honoraire à SUPELEC, Paris.


Les Anciens sur les marches de la chapelle


Vendredi 17 octobre 2003, les foudres de Jupiter se déchaînent sur notre département. Depuis jeudi soir il pleut sans discontinuer à torrent, ce qui oblige le Préfet des Pyrénées Orientales, pour des raisons de sécurité, de décréter la fermeture des établissements scolaires à partir de 10h00. La météo annonce une alerte rouge pour le 17 et le... 18 octobre jour de notre traditionnelle fête des anciens. Le standard de Saint-Louis fut assailli de coups de téléphone pour savoir si la fête était annulée.
Confiant en Sainte-Claire, nous répondions que non, elle aurait lieu.


Et Sainte-Claire, dont le couvent n'est pas loin de Saint-Louis, nous exauça puisque le samedi matin ce fut sous un ciel plombé, mais sans une goutte d'eau, que les différentes cérémonies se déroulèrent au mieux.
Notre aumônier l'abbé SEGONDY, célébra la messe marquée par la disparition de Julie DUNYACH, élève de seconde, petite-fille de notre ami Guy ESCARO, victime d'un tragique accident de bus quelques jours auparavant.
Ce sont Camille LENEL, Mélanie MILLOCHAU et Xavier VELLO qui accueillirent les anciens dans la cour d'honneur.
Notre ami André CARRERE les remercia par un discours émaillé de références littéraires.


Vue de l'assemblée générale

HOMÉLIE DE L'ABBÉ BRUNO SEGONDY
Comme chaque année, nous sommes rassemblés pour faire mémoire de vos condisciples et des pères assomptionnistes qui ont été vos éducateurs dans la vie humaine et spirituelle.

La liturgie de ce jour nous invite à célébrer saint Luc, disciple de saint Paul. Ce que nous sommes dépend de l'héritage reçu de nos maîtres dans l'édification de notre personne. Ceux-ci vous ont transmis l'importance de construire solidement notre bonheur dans notre coeur, notre intelligence et notre corps. L'éducation n'est pas simplement l'accumulation de lavoirs ou de connaissances mais l'apprentissage du vrai bonheur et de s'en donner les moyens de le vivre.

La clef de voûte de cette construction humaine est de se savoir aimer et d'aimer. C'est le don qui nous constitue comme être humain et icône de Dieu. L'écriture nous enseigne qu'il y a plus de joie à donner qu'à recevoir. Le secret du vrai amour est cette capacité de donner, de s'abandonner et de pardonner. Le pardon est la forme la plus haute de l'amour.

Saint Luc, patron des médecins, nous rappelle l'importance du dialogue dans toutes les composantes de nous-même: être bien dans sa tête, son coeur et son corps. Il nous appelle à l'édification globale de notre personne. Nous ne sommes pas des êtres à tiroir mais nous sommes appelés à nous unifier. L'amour est l'élément catalyseur et fédérateur de cette croissance. Qu'est-il une idée, un sentiment, une expérience ou une personne?

Toute l'aventure paulienne et de ses disciples comme Luc est la rencontre de personne à personne, de coeur à coeur, de corps à corps et et d'intelligence à intelligence avec le Seigneur ressuscité. Le Seigneur donne des conseils précis aux missionnaires de l'EVANGILE de n'emporter aucun argent, ni sac, ni sandales et de ne pas s'attarder en vaines salutations. Le missionnaire va de l'avant car il a avec lui un compagnon de route, le Christ qui le précède: son trésor est la foi. Il porte et transmet la paix aux personnes rencontrées souhaitant l'accueillir.

Le message du Christ n'impose pas, il se propose. Il défend d'aller de porte en porte contrairement aux pratiques de nombreuses sectes ne respectant l'injonction divine. Il porte l'attention aux plus faibles, notamment les malades. Tel est le sens de la vie de Saint Louis de Gonzague qui a donné son existence à mort dans le service des pestiférés à Rome. Il se donne pleinement par amour à l'exemple de son divin maître. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis nous enseigner l'évangile.

Dans cette église dédié au Sacré-Coeur de Jésus et au Coeur immaculé de Marie, nous comprenons bien que c'est le don de soi-même qui fait être!
Que la Vierge nous enseigne dans le souffle du Saint-Esprit à dire oui au Christ Sauveur!

DISCOURS DE L'ÉLÈVE


Chers Anciens,
C'est en ce jour du 18 octobre 2003 que nous avons l'honneur de vous accueillir pour l'ouverture de la traditionnelle fête des Anciens Elèves de Saint Louis de Gonzague.
En effet, nous sommes tout compte fait les plus anciens élèves de l'établissement car c'est depuis 1988 .que nous nous rendons à Saint Louis pour étudier et préparer notre avenir. C'est depuis notre arrivée en petite maternelle il y a 15 ans qu'année après année nous avons vécu notre enfance puis notre adolescence pour préparer nos vies d'adultes et tenter d'obtenir en juin prochain notre baccalauréat. Le cas échéant, ce que j'espère, nous serons honorés de vous rejoindre l'an prochain en tant qu'anciens élèves et venir nous asseoir à vos côtés écouter ceux qui, de la promotion 2004, auront la redoutable tâche de prendre notre place pour prononcer le discours de bienvenue.
Le lycée que nous fréquentons accueille cette année plus de 300 élèves dans une structure agréable, tout ceci sous la direction de trois hommes: M. Rique, M. Florenza et M. Lazaro et son équipe de la Vie Scolaire. Il y règne une ambiance chaleureuse et solidaire. Cette solidarité a encore été prouvée la semaine dernière suite à la tragique disparition de Julie Escaro. Cet événement qui marquera la promotion 2003-2004 nous rappelle que la vie est précieuse mais fragile. Ayons une pensée pour son entourage et ses camarades qui doivent affronter son absence au quotidien. Mais la vie est un cycle perpétuel fait de naissance et de décès. Ceci m'amène à une nouvelle plus heureuse: la naissance attendue de la fille de Monsieur et Madame Rique le mois prochain. Gageons qu'elle sera ici dans 17 ans si tout va bien.
Enfin, ces souvenirs et bien d'autres, bons ou mauvais, que nous gardons de notre vie ici resteront vivants au fil des années, au cours de nos retrouvailles futures aux réunions des Anciens Elèves, tout comme vos souvenirs du Saint Louis d'autrefois, de ce que vous y avez vécu. Par votre présence à cette réunion, vous marquez votre attachement à votre ancienne école, où vous avez, comme nous, grandi et vécu.
Vive l'amicale des Anciens Elèves !

LENEL Camille MILLOCHAU Mélanie VELLO

RÉPONSE DE L'ANCIEN


J'apprécie la mission confiée par le Président de notre association amicale pouvoir, à travers vous, s'adresser à tous nos jeunes camarades de cette École, qui fut aussi la nôtre.
Mais est-ce vraiment la même Ecole!
A 47 ans d'intervalle je me vois à votre place, bien qu'une telle situation n'était pas possible en ce temps là: 1957!
Je me présente enfin...
- Élève, de cette École, de 1949 à 1957.
(J'ai commencé avec la "guenon" en 7e pour terminer en Math-Elem avec le Père Gravet, (Maxime).
Un nom: CARRÈRE André.
Je peux donc m'imaginer à votre place, avec le même niveau de connaissances, ou plutôt de savoir, devrais-je dire! (Ce n'est pas la même chose, en effet; ainsi : Je sais qui est Monsieur X mais je ne le connais pas...! de même pour une loi physique... un texte d'auteur... ). C'est à cause de cette nuance que j'ai posé cette question: mais était-ce la même Ecole?
La nôtre dispensait le Savoir alors que la vôtre apporte des connaissances! D'où vient la différence? de la Liberté! Liberté de penser, de juger, de choisir, d'apprécier, d'aimer et même de prier!
Nous; nous étions dans une École Libre et nous n'étions pas libres! On pensait pour nous, on jugeait pour nous, on choisissait pour nous, on appréciait pour nous; il suffisait d'accepter et c'était bien reposant.
Pensionnaires, notre vie scolaire, notre vie tout court, se déroulait au rythme de la cloche et du "clac, clac" du préfet de discipline!
On était Sage... c'était bien.
On avait acquis du savoir mais pas de connaissances. L'entrée dans la vie active était d'autant plus dure qu'on n'était pas habitués à être libres!
La Liberté est un cadeau fait par Dieu à l'homme, c'est un acte d'amour infini ! Dans la pièce de théâtre "Le Visiteur", de Eric-Emmanuel SCHMITT, il y a une scène où s'établit un dialogue entre Freud et l'Inconnu, qui en fait, est Dieu.
La scène se passe à Vienne, vers 1940, au milieu des activités nazis. Freud supplie Dieu d'arrêter tout cela.
- L'Inconnu : Je ne peux pas.
- Freud : Tu es tout-puissant

- L'Inconnu : Faux ! Le moment où j'ai fait les hommes libres j'ai perdu la toute puissance et l'omniscience.
- Freud : Alors, pourquoi l'avoir fait ce monde ?
- L'inconnu : Pour la raison qui fait tout faire sans quoi rien ne serait, par Amour !

C'est cette liberté, donnée par Dieu, qui nous permet, quand on en dispose, de penser, juger apprécier...
Et le savoir se transforme en connaissances.

Cette liberté nous ne l'avions pas et vous l'avez. Il suffit de voir les panneaux d'affichage dans les couloirs, le centre de documentation... - Vous êtes certainement moins sages
- Vous êtes certainement meilleurs !
- Chercher à savoir est une question de dignité personnelle, d'estime de soi, de respect des dons d'une richesse infinie que le créateur a mis en tout homme.

Pierre TERMIER (scientifique ; j'allais dire un "savant" mais ce terme ne me plaît pas) disait
"Connaître est l'une des raisons de notre vie et il n'y a pas de joie comparable à celle que donne la Recherche Scientifique, si ce n'est la joie d'aimer Dieu et les hommes et celle, plus humble et non moins profonde, de les servir".
La discipline intellectuelle et la discipline morale sont ressemblantes. L'une aide l'autre à condition qu'on le veuille.
De même liberté et acquisition de connaissances sont fortement imbriquées codépendantes, complémentaires, indissociables. Pas d'acquisition sans liberté; pas de Liberté sans connaissance! (regardez l'actualité...).
Cette liberté, ce cadeau de l'amour infini de Dieu, il faut non seulement l'accepter mais le développer, le respecter, le transmettre enfin. Et surtout respecter celle des autres!
Nous ferons nôtre cette phrase de F. SAGAN (Qui je suis?).
" J'ai trop de désir qu'on respecte la mienne pour ne pas respecter celle des autres". C'est un droit et un devoir dont l'actualité montre la nécessité!

Toute votre vie vous garderez vivant en vous ce couple "Liberté - Connaissance".

Je vous remercie de la patience que vous avez manifestée pour m'écouter sur un si vaste sujet!

Terminons par notre devise Catalane...
Sempre en davant !

ALLOCUTION DU PRÉSIDENT LAMOTHE


Chers anciens, chers amis,
- Je souhaiterais être le plus synthétique possible. Mon intervention sera composé de deux parties:
Des regrets
- Des projets

D'abord les regrets:
• Faire vivre une association aujourd'hui n'est pas chose facile. On assiste â une désaffection chronique du tissu associatif. Et pourtant il n'y a jamais eu autant d'associations en France, mais pour quelle longévité? Le plus dur étant de tenir. Quand on évoque ce type de problème, on trouve facilement des gens qui vous donnent pleins d'idées, de conseils pour redresser la situation. Mais attention simplement les idées, car pour les mettre en pratique on laisse la tâche aux autres. Or les membres du bureau ont aussi des idées. Ce que l'on cherche ce sont des bonnes volontés pour les mettre en pratique. Les ya ka ou il faut, merci on s'en passe. Donc je lance ici un appel aux anciens motivés.
• Mon second regret est lié à la réaction actuelle des jeunes. Quand j'apprends que lors de notre journée ce qui bloque c'est d'assister à la messe. J'avoue être consternifié (comme diraient les inconnus), nous sommes dans une école catholique, on demanderait d'assister à une messe hebdomadaire (comme à notre époque) je le comprendrais davantage, mais une fois par an...quel effort. Je souhaite que dans la vie ils ne rencontrent aucun blocage plus grave. Toutefois il faut reconnaître que cette année ils ont eu une bien meilleure attitude que l'an dernier, ce dont je les remercie.

- viennent les projets:
- Le but étant de mettre en place une structure plus opérationnelle.

• Fichier
- Un travail de fond s'impose pour avoir un fichier à jour. IlIl vaut mieux n'envoyer que 300 courriers mais à des personnes motivées par l'amicale. Ce sera un gain de temps et d'argent. - Toujours dans ce domaine, nous devons actualiser le fichier des années lycées c'est-à-dire les promos du bac à Saint-Louis. Pour des raisons de nombre (plus de 1000) nous ne faisons pas parvenir nos courriers. Nous allons réaliser une petite enquête qui nous permettra de déterminer les changements d'adresse et les jeunes anciens qui souhaitent suivre la vie de l'amicale.

• Nouveau local
- Compte tenu de l'aménagement du mas, nous avons déménagé de local. Nous sommes très bien installés dans l'ancienne chambre du provincial, dans les locaux de la chapelle. Cette installation réalisée, un travail de fond sur les archives s'impose. Il faut que celles-ci soient opérationnelles ce qui implique un classement rigoureux. En fait le travail se décompose en plusieurs parties. Nous nous attaquerons dans un premier temps aux photos des bâtiments et des groupes d'élèves qu'il faut compléter. Puis dans un second temps nous classerons les documents écrits. L'idéal serait à partir d'un programme spécifique de mettre le maximum de documents sur informatique afin de pouvoir les exploiter plus facilement.

• Bulletin
- Il serait o' combien agréable au bureau de publier le prochain bulletin d'ici la fin de l'année. Pour cela il faut mettre en place un comité de rédaction. Celui-ci serait chargé de collecter les textes, de faire la liaison avec notre imprimeur, les corrections, la mise en page,... Pour les publicités il faut que quelqu'un puisse s'en occuper. Je n'ai malheureusement pas le temps de le faire cette année. A titre indicatif dans le prochain bulletin sera publié un remarquable hommage au Docteur Noël Bailbé, célèbre ophtalmologiste de notre département et qui fut président de notre amicale dans les années soixante. Cet hommage a été réalisé par le Docteur Paul Devy ancien vice-président de l'amicale.

• Communication
- Il me paraît important que nous puissions être présents dans la presse locale d'une manière régulière (une fois par mois). Pour cela nous recherchons quelqu'un ayant la plume facile qui pourrait s'occuper des relations avec les journaux Indépendant et Midi Libre.

* Soutien moral
- C'est une réflexion queue lance. Nous avons autour de nous des anciens qui sont plus ou moins seuls, qui ont des difficultés à se déplacer, qui sont malades. Il ne fart pas les oublier. Aussi je souhaiterais communiquer à travers le bulletin leurs coordonnées, ce qui permettrait à ceux qui les connaissent de leur adresser de temps en temps un message de sympathie. Un coup de téléphone permettrait d'atténuer cette solitude, une lettre, un mot, une carte leur ferait du bien au moral. Cette démarche s'inscrit pleinement dans les valeurs qui nous ont été inculquées par les Pères Assomptionnistes.

- Voici les objectifs que je souhaiterais atteindre cette année. Certes le programme est chargé, mais il est vital pour le devenir de notre association. Dans cette optique je vais proposer au bureau d'instaurer le principe d'une réunion mensuelle. Elle aurait lieu le premier mardi du mois de 19h00 à 22h00 dans notre local.

- Eu égard à la somme de travail à effectuer, une maxime me vient à l'esprit: "Ne t'endors pas en pensant qu'un travail est impossible à réaliser, tu risqueras d'être réveillé par le bruit que ferait un autre en la réalisant."

- Je vous souhaite à tous une excellente journée dans la douceur de l'amitié.


Lecture des comptes par J. M. MANYA

SITUATION FINANCIÈRE AU 30.06.03
RECETTES 7.409,63 euros
DÉPENSES 4.795,23 euros
C.C.P 324,56 CRCAM 2.209,50 CER 17.156,68
TOTAL : 19.690,74 euros
I
Frais de fonctionnement 88,19
Frais AG 2.568,80
Frais de PTT 552,78
Participation à la vie de St Louis 948,54
Archives 196,50
Matériel de bureau 274,29
Frais de réunion 166,13

INTERVENTION DE L'ABBÉ SEGONDY

DURANT L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
L'éducation chrétienne à Saint Louis de Gonzague

L'équipe pastorale est composée d'une quarantaine de membres autour du chef d'établissement et de l'aumônier.
L'éveil à la foi commence de la maternelle en s'intensifiant avec les cours élémentaires avec le concours des institutrices, de mamans et de l'animatrice en pastorale. L'enseignement religieux est obligatoire jusqu'à la cinquième.
Il y a un parcours sacramentaire pour les 6° se préparant à la profession de foi et pour les 5° en route vers la confirmation. Pour les autres, il y a un parcours de culture religieuse.
Pour les 4°, le sacrement de confirmation est proposé. Pour les 3°, une vie d'aumônerie est proposée.
Pour les lycéens, trois temps trimestriels obligatoires de culture religieuse sont assurés.
De plus, chaque mardi, une messe est célébrée pour les élèves et le personnel à 12H10 et les confessions à 13H20. Pour les grands temps forts liturgiques, une messe est assurée par niveau comme les confessions. La chapelle est ouverte régulièrement pour les temps de prières personnelles et d'adoration. Des actions de solidarité sont proposées pour les déshérités de la vie bergers de Noël, CCFD, scolarité de vietnamiens, foyer de femmes en danger... L'enseignement religieux et des actions de partage sont importants mais ils doivent être soutenus par les projets d'établissement éclairé par son projet pastoral. Il y a d'abord un esprit à dispenser: la dignité absolue de chaque individu, du plus jeune au plus ancien, qui est à l'image de Dieu.
L'équipe de catéchistes et d'animateurs a mission de transmettre une âme, un esprit dans la construction humaine et spirituelle de ses jeunes. Rien ne peut se faire sans amour, sans celui qui en est l'origine et le coeur.

INTERVENTION DE M. RIQUE, DIRECTEUR
J'ai plaisir à vous accueillir et à passer cette journée avec vous, aujourd'hui à Saint Louis de Gonzague pour votre assemblée générale annuelle, merci à Bernard Lamothe et aux anciens pour votre invitation et votre présence toujours solidaire dans la vie de l'Institution.

Quelques chiffres pour vous dire comment s'est passée l'année et comment se prépare la nouvelle:

- Les résultats du baccalauréat et du brevet des collèges 2003
100% BREVET
100% en ES
100% en L
95,5% en S
97,1% tout bac (52% de mentions)
ler lycée de la région Languedoc/Roussillon

- Les effectifs de Tentée 2004
ECOLE - 0.8% 615
COLLEGE + 1.40% 793
LYCEE +6% 352
TOTAL +1.45% 1760

- La structure de rentrée
Ecole : sans changement 21 classes et demi poste d'AIS
Collège : sans changement 27 classes (+4.Sh de dotation de l'État) Lycée : 13 classes lycée (+1/2 division de seconde soit +24h)

- Les travaux réalisés depuis l'an dernier et ceux en cours
Réfection des salles du leY étage du collège Agrandissement des sanitaires de l'école primaire Nouvelle plonge en restauration
Rénovation du bloc sanitaire du collège Les stores sur la cour du collège
Et le gros chantier qui est la rénovation du Mas pour en faire des salles de classe pour le lycée (livraison prévue en décembre)

- Les investissements réalisés ou en cours
1 Salle info primaire
1 Salle info lycée
- L'équipe en enseignants comme elle se présente à la Tentée 2004
23 enseignants en primaire
85 enseignants en collège/lycée
55 employés OGEC
+ vacataires pour le projet d'école soit environ 163 personnes

- Au niveau de l'internat, M Valero cadre d'éducation depuis 1 an nous a quittés, il est devenu enseignant, nous l'avons remplacé de la manière suivante (départ en juillet entraînant des difficultés pour le remplacer), K. SEFFAH assure la coordination, et la responsabilité de l'internat est pour une année assurée par Mrs PELEGRIN, MARTIN, LAZARO et moi-même en attendant de former le nouveau cadre d'éducation.

- Le CLSH (centre de loisirs sans hébergement) pour la deuxième année en partenariat avec jeunesse et sport et la CAF , il concerne les enfants de la maternelle à la 6ème (activités, études, garderies, etc...).

- La PASTORALE
77 premières communions
97 professions de foi
44 confirmations
La Pastorale coordonnée par le Père SEGONDY, c'est une quarantaine de personnes bénévoles dans l'établissement de la maternelle à la terminale, on a toujours besoin de davantage de personnes (appel). Les dates 2004
Vendredi 14 mai confirmation
Samedi 15/OS dimanche 16/05 lère communion
Samedi 05/06 dimanche 06/06 profession de foi

- Pour terminer, nous avons un Nouveau chef de cuisine JP LERAY.

DISCOURS DE JEAN-MARIE ESCANÉ

PRÉSIDENT DE BANQUET

Chers Amis,

Quand j'ai été sollicité pour présider cette auguste assemblée, je me suis demandé: de quoi vais-je parler?
J'aurais bien abordé les problèmes du rugby professionnel mais Garrigue l'a déjà fait avec beaucoup de talent. Deux autres sujets me tiennent à coeur: la crise du système éducatif français et la désaffection des églises. Il s'agit de vastes programmes qui mériteraient d'être débattus et nécessiteraient un temps largement supérieur à celui dont nous disposons.
J'ai donc décidé de vous entretenir de ce que m'a apporté le Saint-Louis.Il faut d'abord vous dire que je ne suis pas un ancien classique. J'ai fait Math. Elém. mais ce n'est pas la raison que je veux évoquer. Je ne suis pas un ancien classique en ce sens que je n'ai pas effectué la totalité de mes études secondaires au Saint-Louis, ce qui me permet des comparaisons. Après la classe de troisième, j'ai quitté le Lycée Arago où j'étais le type d'élève que Jacques Baudoin situait au fond de la classe, près du poêle. Ayant passé un examen d'entrée, évidemment mauvais, je me suis retrouvé dans le bureau du Père Supérieur -le père Vaudepitte- pour y négocier mon admission. Il voulait bien m'autoriser à refaire la classe de troisième, mais j'avais d'autres ambitions. Après une bonne heure de discussions, de guerre lasse ou convaincu de ma détermination à travailler, il a accepté mon entrée en classe de seconde scientifique (à cette époque on choisissait son orientation en seconde). J'ai respecté mon contrat, il n'a pas eu à regretter sa décision, et je lui dois un grand merci.
Dès le début, j'ai été marqué par un point important pour moi; au lycée, j'étais le n°113, au Saint-Louis je suis simplement devenu Jean-Marie Escarré ce qui m'est apparu comme une simple marque de respect d'autrui. Mais ce qui m'a le plus surpris, et ceci agréablement, c'est qu'il y avait un esprit. Coluche aurait pu ironiser en disant: "un esprit pour tout ce monde, ça ne fait pas beaucoup pour chacun", mais il aurait eu tort. Cet esprit se manifestait au moins de deux façons. Si les professeurs n'étaient pas tous brillants, tous étaient parfaitement dévoués et ils exerçaient dans un système parfaitement structuré avec ses emplois du temps et ses travaux personnels tous en temps limité organisés pour être efficaces et non pour satisfaire l'égo de tel ou tel enseignant.
Des personnages m'ont marqué et je ne peux pas ne pas en citerLe Père Vaudepitte qui était un remarquable professeur de français; les élèves allaient jusqu'à vendre leurs notes de cours à ceux du lycée. Nous lui devons des progrès considérables.
Le Père Janin qui déployait une énergie sans limite capable de bousculer les plus récalcitrants.
Le Père Gravet, d'une compétence, d'une modestie et d'un dévouement exemplaires, qui nous a appris ce qu'était la rigueur mathématique et, par voix de conséquence, la rigueur tout court.
Le Père Marsin enfin qui faisait preuve d'un côté humain pas courant; il n'hésitait pas à faire bénévolement des heures supplémentaires pour aider ceux qui lui paraissaient mériter un coup de pouce et ne rechignait pas à venir taper dans un ballon avec ses élèves. Sans parler de l'humour dont il a fait preuve lorsque nous avons habillé la statue de Ciceron et que nous l'avons affublée d'une fausse moustache.
J'ai parlé d'esprit. Peut-être était-ce tout simplement l'Esprit-Saint qui a ravivé la foi qui, dans mon coeur d'adolescent, était en train de s'évaporer et qui depuis n'a plus jamais faibli et m'a guidé tout au long de ma vie.
Pour terminer, je formulerai le voeu que le Saint-Louis d'aujourd'hui soit mû par le même Esprit (mais j'ai cru comprendre que c'était le cas) et forme des jeunes hommes et femmes responsables. Je formule également le voeu que nous puissions nous retrouver encore souvent autour de cette table.

PRÉSENTS AU BANQUET

   
ABRIL Pierre ARTS Jean-Marie ASCOLA Yvon AURIOL Yvan BAILBÉ François BERLAN Jacques BIAL Louis BIGOU Jean-Paul BLANCHEFLEUR Cédric BLANCHEFLEUR Gladys BORY Henry BOURDANEL

   

Marcel BOURREIL Pierre BRIAL Édouard CANTE Roger CAPDET Gabriel CARRERE André CLUZEL Jean-Pierre COLAO Audrey DÉJEAN Bernard DURAIN Laurence ESCANÉ Jean-Marie FERRÉ Maxime FERRÉ Michel FITE Jean FLORENZA Michel GAILLARD Julien GARRIGUE André GINESTE Élie

   

GOURDON André LAMOTHE Bernard LECOINTE Georges LENEL Camille MANYA Jean-Michel MILLOCHAU Mélanie MOLINER Françis MONTGAILLARD Jean PAGES François PAGES Jean

    

PAGNON Michel PALMADE Hervé PALMADE Louis PAYRÉ Thierry PELEGRIN Pierre PONCET Jean-Marie PY Jacques REIG André REMAURY Georges RENART Éric BIQUE Thierry BOUS Paul-Louis SARDA Henri SEGONDY Bruno SOLER Meryl THIBAUT Pierre TOURON Éric VELLO Xavier VIDAL Henri

ABSENTS EXCUSÉS


ABRAM Louis ABRIBAT Dominique ALLARD Raoul ARNAU Jean ASSELINEAU Georges BAISSAS Jacques BARATHIEU André BARNOLE Maurice BASCOU Henry BOIXEDA Jean BONNEVIE Jacques BRETON Matthieu CAPDET-TISSEYRE Claire CATHARY Jacques CAZES André CRÉANGE Olivier CREMADEILS André DEBEZE Joseph DEVY Paul DOAT Philippe DOUTRES Georges DUCASSY Jacques DUCASSY Jean DUCASSY Pierre DURAND Thierry ESCARO Guy ESCURE Jean-Luc FALIU René FOUS Alain FOXONET Charles-Pierre GARRIGUE Jean-Louis GRUTIER Alain GOT Élie GRINARD Serge GUITART Anne GUITART Marie IZARD Maurice IZARN Pierre JOLLY Jean JOUÉ Étienne LAVECH de CHANCY Christian RP LAURENT David LLOVERAS Alphonse LOBROT Jean LOUSTAUNAU André MALATERRE Robert MARC Gabriel MASSOT Ernest MAURICE Yves MENET Cécile MOLINER Catherine ORIOL Albert PAGNON Jules PAILHOUS André PAILLES Roger PALMADE Joseph PAYRET François PECH Alain PONSAILLÉ Robert PRIVAT Guy PRIVAT Jacques PUJOL Julien PY François RAPPOLT Axel RAYNAUD Georges RAZUNGLES Gilbert RESPAUT Joseph RIVIERE André SABIROU Jacques SARDA François SARMET GARRIGUE Joseph SELVA Bernard SOLERE Sauveur VAQUER Fernand VERGE Guy VERSMEE Jean XATART Pierre VIDAL Étienne VINCENTELLI Henri VUILLEMIN Louis WITTWER DE FROUTIGUEN Henri

DANS NOS FAMILLES


NOS JOIES
NAISSANCE
Loïc né le 12 novembre 2003, fils de Claire CAPDET TISSEYRE
et petit-fils de Gabriel CAPDET

Garance née le 19 novembre 2003, fille de Thierry RIQUE directeur et de Caroline RIQUE, professeur d'économie à Saint Louis

Julien né le 14 mai 2004, fils de Cécile MOLINER-MENET et petit-fils de Francis MOLINER

MARIAGE

Paul PALMADE avec Cécile CABUXEL le 22 mai 2004 HONNEUR

Notre regretté ami Paul DÉJEAN honoré par la municipalité qui a décidé que l'Avenue des Sports porterait désormais le nom d'Avenue Paul DÉJEAN. C'est le
7 mars que la plaque fût dévoilée en présence de nombreuses personnalités et amis. NOS PEINES

- ABRIL Pierre
- DUNYACH-ESCARO Julie, élève de seconde
- FERRAND Henri
- MARSIN Camille, éducateur et pèlerin, né à Paris, il a tout juste 6 ans lorsque décède sa maman. Son père est sur le Front. Camille, ses deux frères et sa soeur sont d'abord confiés à l'Assistance publique, puis à l'Orphelinat du P. Halluin à Arras où il fera ses études secondaires. Fait prisonnier durant la seconde guerre mondiale, il en porta toute sa vie des séquelles: mâchoire brisée et maux d'estomac. Deux grandes étapes marquent son activité: l'éducation de 1936 à 1964, à Chanac, Soisy, Montéchort, St Louis de Perpignan, Arras; puis les pèlerinages qu'il organise et anime depuis Lille avec le P. Jarousse, et ensuite depuis Sceaux, Vincennes. Il affirmait avoir fait au moins 195 pèlerinages en Terre Sainte, sans compter Lourdes, St Jacques de Compostelle, Assise, l'Inde, la Jordanie, le Liban, la Syrie...

IN MEMORIAM PIERRE ABRIL


Quand Madame ABRIL m'a téléphoné pour m'annoncer le décès de Pierre, j'étais en déplacement professionnel à Caen. Or le jour de l'enterrement le lundi, toujours pour le travail, j'étais à Lyon. Ce fut pour moi un très grand regret que de ne pouvoir assister à cette messe, d'autant plus que j'avais accepté à la demande de Madame ABRIL de dire quelques mots à la mémoire de Pierre.
J'ai aussitôt demandé à Eric RENART de me remplacer, ce qu'il accepta tout de suite compte tenu de l'estime que le bureau et à travers lui tous les anciens portaient à Pierre.
Aussi je lui faxais le mot ci-dessous qu'Eric devait lire en mes lieux et place. Malheureusement le prêtre qui célébrait la messe ne passa pas la parole à Eric qui n'osa pas la prendre un peu de force. Il faut dire que j'en aurais fait de même à sa place. Aussi nous profitons du bulletin pour présenter nos excuses à la famille de Pierre et lui renouveler tous nos sentiments les plus amicaux et lui dire combien Pierre nous était cher.
Voici le mot que nous souhaitions lire durant la messe.
Avec le départ de Pierre c'est un pilier de Saint Louis qui s'effondre. Son attachement à Saint Louis était hors du commun.
A plusieurs niveaux:
1/Au conseil d'administration dont il était le membre le plus ancien. Quand il défendait un projet, souvent lié à la sécurité des enfants, il le faisait en s'exprimant d'une voix calme, sans jamais élever le ton. C'est avec pugnacité, quand son idée ne passait pas en première séance, qu'au conseil suivant il la soumettait à nouveau jusqu'à ce qu'il obtienne gain de cause.
2/ A l'amicale des anciens où il ne manquait jamais une réunion, même ces derniers temps quand il était fatigué il faisait tout pour venir. Il était de bon conseil et abordait les problèmes avec une grande sagesse. Profondément marqué par l'éducation des bons Pères Assomptionnistes, c'est tout naturellement qu'il avait inscrit son fils Pierre à Saint Louis, qui lui-même père d'un petit Pierre l'inscrira à Saint Louis où quelques années plus tard sa soeur Caroline le rejoindra. Cela fait beaucoup de générations de Pierre ABRIL à Saint Louis. Il était unanimement apprécié par les anciens de toute génération et lors du banquet annuel, qu'il n'a jamais manqué en plus de 40 ans, de sa belle voix il charmait l'auditoire par ses talents de conteur. Toute sa vie est liée à Saint Louis, ses connaissances et anecdotes, qu'il emporte avec lui, me font penser à un proverbe africain qui dit:
"Quand quelqu'un disparaît c'est comme une bibliothèque qui brûle"
Fidélité et amitié, voici deux mots clefs pour les anciens de Saint Louis, nul mieux que Pierre ne les incarnait.
Au sein de l'amicale c'est à son fils Pierre de prendre le flambeau, flambeau d'un ancien que l'on ne fait plus. Pierre sache que les anciens que tu as profondément marqués ne t'oublieront jamais.

LA MAISON AU FIL DES JOURS...
ÉLÈVES QUI ONT FAIT LEUR PREMIÈRE COMMUNION

Samedi 17 mai 2003 à 18 h 30
ARQUIE Bastien BARDIE Alain BARDIE Franck BAROZZI Chloé BASSET Arnaud BLANCHARD Cindy CLOS Maïté DALMAT Jérémie DELCLOS Lucas FARINES Valentin FORMATCHE Bérangère GANDOU Gauthier MARQUES Magali MILLET Mélanie PEHOOU Anthony RASTOOL Charlotte RESPECTE DAUDET Marion RIVES Charlène SAILLEY Thomas SORIA Mélanie TISSEYRE Vincent VIDAL

Dimanche 18 mai 2003 à 9 h 30
MarieALSINA Laure ANCELIN Clémence ARES Pauline BARDE Laurence CANESSA Marine DELEGUE Audrey FERRAND Camille GARCIA Geoffroy GLEIZES Charles GRANGIS Thibault GRELLET Robin HAMDANI Julie LABADIE Claire LEGENDRE Hadrien LEPRINCE Valentine MASSENA Yoann MOLINA Jérôme MOKA Johana PONSAILLE Dorian POTTIER Charlotte PRAX Paloma RASSCHAERT Jérémy SEMPERE Mathilde STERN Adèle VIAL Pauline VIDAL Julia VIDAL Margaux VINCENT Carole

Dimanche 18 mai 2003 à 11 h 00
AGUILAR Alice ANDREU Maxence DE MOZAS Clément ESTEVE Anaïs FORGUES Manon GABREAU Clémence GABREAU Margaux GENTY Caroline GRANDJEAN Charlotte JAULENT Estelle LAMARE Kévin MACABIAU Léa MARCHAL Séverine MARIN Guillaume MARTY Jordan MELGAR Marion MOSCONI Margaux PAVANETTO Clélia PEDELHEZ Gala PLANES Victor POUGET Julien RAVIDONI Marie SAMSON Marion SOLANO Jean-Baptiste VELA Carla YAN Amélie

ELEVES QUI ONT FAIT LEUR PROFESSION DE FOI

LE 15 JUIN 2003
Messe à 9 h 30
6°A
- BACH Angélique - CAPDET Marianne - CIAN Maxime - COLOMB Margaux - COLOMB Quentin - DEGARA Martin - DUCLOS Alexandre - DUFOUR Emma - ESPILONDO Julie - GABREAU Alice
- GALLISSAIRES Pauline - GALUZES Priscilia - GIACOMINI Clara - GRELLET Camille - JULIA Rodolphe - MEIJE Léonce - MIERMONT Geoffrey - MORA Eline - NASARRE Thibaut - NAUDO Jean-Thomas - PRADA Marc - PUJOL Raymond - ROCHER Louis - SIBERT Benoit - VALERO Cécile

6°B

- ADGE Pauline - BONZOMS Julien - BRIHAT Romain - CAMPANA Lucien - CHAPEAU Léopoldine - GALLI Audrey - GALLI Pauline - HOLDRAT Benjamin - JULLIEN Jenny - LECOQ Léa - ROQUETTE Charles 5°E - MARIN Anne-Sophie - MIAS Métissa - MORIN Thibault - PADRIXE Mathilde
- ROLLIN DE VRIES Victoria - ROSEMPLATT Kévin - SALA Adeline - WALTER BOUSSAC Daphné - WALTER BOUSSAC Virginie

Messe à 11 h 6°C
- DENET Théophile - GALLI Marine - GARNIER Maïlys - GERMOND Gwenaëlle - GIMENEZ Doriane - HEUZE Benjamin - RAMEAU Claire - SAMSON Clément

6°D
- ALCOUFFE François - CLUA Olivia - CORREA Julie - FERRAN Laurène - GARCIA Philippe

6°E
- ARRES Clément - BOSCH Kévin - BOUDOT Quentin - BRU Aurore - CREANGE Cécile - JANICOT Marc - MALE Yvan

6°F
- ABAD Ingrid - BOSCH Mélanie - BOUIX Maxime - CASTILLO Julie - DE FAZIO Amandine - DURAIN Margaux - GASPAR-MARTINS Franck - GASPARD Métissa - GUEUDET Sophie - LEPAGE Alexandre - MARTIN Fédora - MASDEU Kévin - VIDAL Margaux

6°G
- AZAIS Emilie - BAILLS Sylvain - BERROCAL Florian - BILLERACH Benjamin - BOURBAO Laura - CORTADA Etienne - PONSATI Adeline - QUINETTE Gabriel - SENEGAS Audrey - VILACECA Marlon - MARTY Fiona - DE NARKEVITCH Stanisias - DESFACHELLE Laura

ÉLÈVES AYANT REÇU LE SACREMENT DE CONFIRMATION

LE VENDREDI 23 MAI 2003 À SAINT-LOUIS


AFONSO Maxime ALABRO Edouard ALAMY Elise Félicia BARBEAU Adrien BARSI Clément BRETONES Emilie CASSAGNE Charlotte CAUTRES Laurie CONQUAND Pauline DE LAMER Clémence DIAZ Benjamin DORNIER Charles DORNIER Maxime DORNIER Victor FERRER Nicolas GARRIGUE Pauline GOUZIEN Jean-Baptiste HONDRAT Charlotte HUSSON Nicolas JOANIQUET Joris JULIA Frédéric MADERN Perrine MAILLARD Julie MARQUILLANES Anne-Lise MENDY Eloïse MICALEF Guillaume NIGAY Nicolas NIGAY Sylvain PALMADE Charles PETIT MARIE Laura PLA Vincent PLANCHON Damien QUILES Valentine REY Morgan REYES Virginie ROUX Pierre-Etienne SAGOLS Benjamin SALIVAIRE Laure SOL Alexia THOMAS Julien VAL-LLOBERA Florian VERDIER Clémence VIEIRA Catherine

CANDIDATS AYANT OBTENU LE BREVET SESSION 2003


ABRIL Pierre ALVAREZ Erika ALVARO Laura ANTHERIEU Alexandre ASPART Maud AUDET Loïc BAILLS Benjamin BARBRY Lise BAYSSIERE Sophie BEFFARA Christelle BENDER Ambre BERGUE Valentine BERNASCONI Florian BERTRAND Claire BIELLMANN Nicolas BIERNE Julie BITIGRI Alexandra BLANQUIER William BOHER Eric BONEU Guillem BORDE Rodolphe BORJABAD Clément BOSSAND Jennifer BOUTIER Nadia BRAUN Boris BRETON Joanna BRIAL Remy BROQUAIRE Sophie BRUNO Eric BUSCA Martin CABRIE Floriane CABRIE Marjorie CALATAYUD Loïc CASANOVAS Guillaume CERRITO Yves Jonathan CHAPEAU Benjamin CHARRUAUD Madeleine CLERMONT Celia COLAO Elodie COLIN Charles-Henri COLOMINA Philippe COLOMINE Lionel CORNU Benoit COSTA Marine COSTA Mylène CORTADA Vincent COURTINE Valentin DAMERON Justine DAURE Ines DEIXONNE Anaïs DELONCA Marine DE MECQUENEM Camille DENIS LAROQUE Véronique DENQUIN Mathieu DESSEIN Aurélia DIJOUX Priscilla DI PONIO Thomas DRUMONT Nicolas DUNYACH-ESCARO Julie EGEA Maxime ESCRIHUELA Cédric ESTEVE Laëtitia EX-IGNOTIS Jérémy FABREGUE Julie FAUCHER Antoni FEUVRIER Amandine FILDARD Céline FILLIOL Julien FLAMAND Mélodie FORMATCHE Clémence FORNER Maxime FORT Emmanuel FOURNIER Pierre GADENNE Marie GARCIA Paul GATAULT Jean GIL Kévin GIMENEZ Dimitri GRAMONT Baptiste GRASSO Ludovic GRASSO Mickaël GROHAN Florian GUYOCHET Audrey HAUTEFEUILLE Marie HELIES Laura HENRIC Thomas HERAL Marie-Caroline HEUZE Kévin HOF Agnes-Justine HUESCA DanielJOUANOLE Marie-Noëlle JUAN Anne JUGLARD Audrey KIBKALO Florian LABEAU Maxime LAFONT Guillaume LAVAL Gladys LE BOZEC Léonard LEFEBVRE Pierrick LIGAVANT Jennifer LLEXA Loïc LLOUNG Benoit LOPEZ Mandy MADERN Guillaume MALLET Céline MANYA Camille MARTI Philippe MARTIN Charlène MARTINEZ Caroline MARTINI Anabelle MASSINI Frédéric MATHIEU Lucile MAZERAT William MENORET Romain MESTRES Marc Alexandre MIRALLES Angélique MONTSARRAT Nicolas MORCRETTE Camille MOREELS Cécile MORENO Magali NOELL Fanny PADRINES Laurie PAGES Eugénie PALMADE Richard PASCOT Vivien PASTOU Marc PAYROT Pierre PELEGRIN David PELLEJA Mickaël PIRE Laura PLANES Manon POUIG Laurent POZO Paul PUIG Roxane PY Mathieu RABIAN arie RAMPILLON Swann REMEDI Paul RIBIERE Caroline RIMBAU Fanny ROBERT Pierre RODRIGUEZ Sarah ROMO Philippe RUDLOFF Dominique SABATER Clément SABRIA Gautier SABRIE Angélique SACAZE Gonzague SACRISTA Paul SAINT-GERMES Guillem SAINTOUL Aurélien SALVADOR Yannick SANCHEZ Anita SANCHEZ Sarah SANHES Jérémy SARDA Aurélie SARRAZIN Charlène SAUTET Olivier SALIVAIRE Thibaut SAUVEGRAIN Caroline SCHNERB Nicolas SEGUIER Lucie SEMPERE Mathieu SERRA Audrey SICILIANO Florent SILLO DU POZO Jean TENA Vincent TERRILLON Gilles TERUEL Alice TEXTORIS Sophie THIRION Mathieu TIXAIRE Laurie TIXEIRE Loup TORRES Jean-Baptiste TRILLES Vincent TROHEL David VALERO Claire VAN SCHOORISE Lucas VERDAGUER Susie VILANOVA Christophe VILLALONGUE Marc VINGT Marine VOLMERANGE Louis WILFRED Muriel WILLCOCKS Douglas

CANDIDAT AYANT OBTENU LE BACCALAUREAT
SESSION 2003 -
Nombre d'élèves scolarisés : 103
Nombre de candidats présentés : 103
TAUX DE REUSSITE : 97,09
Taux de mentions : 53

SÉRIE E.S candidats 28 reçus 100,00% mentions 42,86%

BOURRET Matthieu Mention A.B. BUISAN Patrice Mention A.B. CAMARASA Anthony COLI Clément Mention A.B. CONCAUD Raphaël CONTET-BAPT Adrien CORNU Jennifer DE JONG Julien Mention A.B. de MECQUENE Constance Mention A.B. de MECQUENE Pierre-Antoine DURAND Guilhem Mention A.B.
FUSARI Tiphaine Mention A.B. GARRIDO Mathieu GORCE Jérémy GRANIER Lucie Mention A.B. GRAU Aldric HAMELIN Ludivine LOPEZ Yvan MAC Guillaume MALLET Marjolaine MICHEL Marc-Antoine MOLINER Mathieu MUNOZ Anne Fleur Mention Bien PARRA Cédric PIQUE Isabelle Mention Bien ROSDOCIMO Vincent Mention A.B. SANMARTI Marlène VILLEFRANQUE Matthias Mention

SERIE L canditats 16 reçus 100% mentions 50%

Amiel Christine . Anselmo Corinne BALALUD DE ST JEAN Marion Mention Bien .BATLLE Laetitia CARRILLO Virginie CHOFFEL Leslie M.B DESNUELLES Marie M AB FERRÉ Maxime LUCAN Céline MATH É Aïnoa M.AB .MICALEF Stéphanie M.TB . SABATER Charlotte M.AB. TIXEIRE Tessie M.AB. TOURTELOT Fantine M.AB. TUBAU Cathy TUR Nicolas

SÉRIE S1 candidats 29reçus 96,55 % mentions 57,14%

ARRES Caroline ASPART Florian Mention Bien AUSSEIL Mathieu Mention Bien BILLE Vincent BRETON Mention Bien Matthieu CELLE Benjamin Mention A.B. COLAO Audrey CRUBEZY Julie DEL CASTILLO Fabien DOUTRES Lionel FERRER Mention A.B Manon FOURCADE Pascal GIBERT Julien . Mention A.B. GUBERT Christelle MALÉ Eric Mention A.B. MARAIS Audrey Mention Bien ORTELLI Adrien Mention A.B. PALMADE Jean-René PECH Jean-GuillaumeMention A.B. PELEGRIN Sophie Mention Très bien PROSDOCIMO Virginie Mention A.BPUECH Florian PUITGMAL Laurent RIBIERE Mireille Mention A.B. RICHARD Alexandre Mention Bien ROIG Alexandre Mention A.B. THOMAS Sébastien Mention Très Bien VIDAL Sébastien

SÉRIE S2 candidats 30 reçus 93,33% mentions 60,71%

AUTIN Laura Mention Très Bien BAIGET Mathieu Mention A.B. BISSON Eric CABALLERIE Jessica Mention A.B. COSTE Damien Mention Bien CUMBO Mélody Mention Bien DA SILVA Laurence DELANNOY Bastien DUCUP Marie Mention A.B. FERNANDEZ Rémi Mention A.B. FONDECAVE Sophie Mention A.B. GONZALEZ Laurent KERIEL Blandine Mention A.B. LEIGNADIER Fabien MONTAGUT Thomas MORCRETTE Emilie Mention Très Bien PASCAL Amandine Mention A.B. PASCAL Audrey
RAVIDONI Sophie Mention A.B. ROCHON Julie Mention Bien ROUS Nicolas RUIZ Jérôme Mention Bien SANGA Joann SARDA Nicolas Mention Bien SEMPERE Franck TOUSTOU Laurent VERDIER Marine Mention A.B. VILLALONGUE Julien Mention Très Bien

UNE PREMIÈRE A SAINT-LOUIS
A l'initiative de l'Association Amicale des Anciens du Saint-Louis et en
liaison avec les parents d'élèves, la Direction a organisé à l'intention des élèves et de leurs parents une série de conférences d'information sur des professions. Cette manifestation s'est déroulée sur une demi-journée (un samedi matin) et l'intérêt qu'y ont porté les auditeurs est la preuve du bien fondé de cette initiative que nous envisageons de renouveler l'année
prochaine.

Voici le programme qui a été proposé; s'il vous inspire quelques idées elles seront les bienvenues.

- Métiers du Droit: Mme GAILLARD, Avocate (fille de Julien) et M. SAMSON, Huissier de Justice (ancien élève).

- Métiers de la Défense: Capitaine GOURIOU et Adjudant Chef SABATHIÉ.

- Métiers de l'Enseignement: Mme SERDANE, Professeur des Ecoles et M. FERRET, Professeur.

- Métiers de la Santé: M. MANYA Jacques, Médecin (ancien élève) et Mme PILLON, Infirmière.

- Métiers du Commerce: Mme PEREZ, Chef d'Entreprise et Mlle FLORENZA, Responsable Marketing (ancienne élève).

- Métiers des Comptes: M. FERRÉ, Expert comptable (fils de Michel FERRÉ, ancien élève) et M. GONZALEZ, Cadre bancaire.

- Métiers de la Fonction Publique: M. GAILLARD, Inspecteur divisionnaire des Impôts (ancien élève).

- Métiers des Services Vétérinaires: M. GUITTON, Vétérinaire.

- Métiers d'Ingénieur: M. ESCANÉ, Ingénieur et Professeur à SUPELEC Paris (ancien élève).

Nous remercions chaleureusement les intervenants qui ont pris de leur temps pour rendre service
à nos jeunes amis.

A propos de cette demi-journée d'information relative aux professions qui s'est déroulée le samedi 29 novembre 2003 de 9h00 à 12h00, nous la devons à la détermination de notre ami Jean-Marie ESCANÉ qui lors de différentes réunions de bureau depuis 2001, proposait de mettre en place ce type de manifestation.
Dans un premier temps et après accord de la direction Jean-Marie anima une première réunion d'information sur les différentes écoles d'ingénieurs et les multiples facettes du métier d'ingénieur; sujet qu'il maîtrise parfaitement de par ses qualifications et son expérience en tant que professeur à SUPELEC Paris. Lors de notre assemblée générale d'octobre 2002 j'avais d'ailleurs évoqué dans le compte rendu cette réunion d'information qui se déroula au lycée le vendredi 3 mai 2002 et qui connut un vif succès auprès des élèves.
Fort de cette réussite, le bureau proposa à la direction de Saint-Louis par l'intermédiaire de Jean-Marie en charge du dossier, d'étendre ce type d'intervention à d'autres professions. M. FLORENZA, directeur des études de lycée, coordonna de mains de maître l'organisation de cette journée. En parfaite symbiose avec l'association des parents d'élèves, cette manifestation fut à l'unanimité appréciée. Certains parents auraient même souhaité qu'elle se déroule sur une journée entière. A remarquer l'absence d'intervenants sur les métiers de la communication (publicité, journalisme, sciences politiques,...).
Un grand merci à Jean-Marie et aux anciens ou enfants d'anciens qui sont intervenus pour présenter avec passion et qualité leur profession.

Les anciens se recueillent devant le monument au Morts.

   

  

IN MEMORIAM

Docteur Noël BAILBÉ

Président de l'AMICALE (1966-1970)
"Vir clarissimus atque semper fidelis in amicitiam"
L'ancien qui a rédigé ce mémoire, est certainement, le plus âgé des membres de l'Amicale après le décès, l'an dernier, de l'ancien Président le Bâtonnier HENRI ROLLAND. Sachez, chers amis, que je suis rentré en 1915 -j'avais alors six ans -, au SaintLouis de l'exil rue Bastion Saint Dominique.
Il m'aurait été très agréable de pouvoir vous présenter, de vive voix, ce mémoire, selon la coutume après le banquet annuel, et j'aurais été honoré et heureux de pouvoir le faire si mon âge avancé, avec les ennuis de santé concomitants, ne m'en avaient empêché. Aussi, usant du privilège conféré aux doyens d'âge, je m'adresse à vous, chers camarades, pour vous demander en me lisant, de vous associer à moi dans cet acte de réparation d'un oubli mais surtout dans cet hommage unanime de reconnaissance pour honorer la mémoire d'un ancien Président de l'Amicale rappelé à DIEU le 20 juin 2000.
Qui était ce Président - que beaucoup d'entre nous ont connu et estimé - qui nous a légué un "Mémorial" prestigieux sur le centenaire de l'histoire de l'Institution et sur la vie de l'Amicale?
C'était le Docteur Noël Bailbé.
Je ne fus pas son condisciple puisqu'il est rentré au Saint-Louis de l'exil en 1931, date à laquelle je poursuivais mes études de pharmacie à la Faculté de Montpellier.
Ce furent les coïncidences de nos activités professionnelles qui nous mirent en rapport. En effet, le Docteur Noël Bailbé avait ouvert son cabinet médico-chirurgical d'ophtalmologie an 1955 au n°19 de la Place Jean Payra, non loin de ma pharmacie installée, depuis 1934, au 32 Cours Lazare Escarguel.
D'inéluctables contacts devaient se produire entre nous car le médecin délivre l'ordonnance et le pharmacien exécute la prescription. De plus nous étions tous les deux anciens de Saint-Louis et, souvent, quand le Docteur Noël Bailbé rejoignait son domicile, après la fermeture du cabinet, il passait me saluer à mon officine. De là, se nouèrent progressivement des liens d'amitié car, nos sentiments comme nos idées se rejoignaient dans toutes les disciplines, littéraires, scientifiques ou artistiques le tout soudé par une même profonde Foi, fruit d'une solide instruction religieuse qui nous avait été dispensée à Saint-Louis tout au long de nos études secondaires.
Toutefois ces souvenirs personnels m'éloignent de mon propos: l'Histoire de l'Institution et la Vie de l'Amicale que nous dévoile le Docteur Noël Bailbé dans son précieux "Mémorial".
L'INSTITUTION dite le "Grand Saint-Louis" ou encore "Saint Louis des Champs", située au Bas-Vernet, avait été fondée en 1870 par Monseigneur Emile RAMADIE évêque du diocèse, pour accueillir les élèves qui, de 1865 à 1870, étaient abrités dans les bâtiments du Grand Séminaire (antérieurement le Sacré Coeur). Ce sont exactement, les locaux même du Saint-Louis actuel.

L'ouverture - externat et pensionnat - était prévue pour le mois d'octobre 1870 mais ne put avoir lieu à la date prévue car, depuis le 19 juillet de cette même année, la France de Napoléon III était en guerre contre l'Allemagne et l'Institution était réquisitionnée par l'État pour servir d'Hôpital Militaire. Ce fut la première de toutes les autres épreuves que Saint-Louis dut subir.
Après le désastre de Sedan (2 septembre) Napoléon 111 abdique et, aussitôt, un gouvernement républicain lui succéda avec l'espoir de poursuivre la résistance aux envahisseurs. Malheureusement les défaites successives de nos armées obligèrent le nouveau gouvernement, qui s'était réfugié à Bordeaux, de demander l'armistice (20 janvier 1871) car les Allemands étaient aux portes de Paris.
Cette dernière ville s'insurgea (18 mars 1871) et le 28 mars, se considérant comme le gouvernement légal de la France, la "Commune" de Paris adopta le drapeau rouge et, entre autres mesures décréta la séparation de l'Église et de l'État avec la laïcisation de toutes les écoles catholiques. Ce gouvernement insurrectionnel révolutionnaire fut écrasé (25-28 mai 1871) par les troupes régulières de Mac-Mahon.
Pourquoi cette digression? Parce que dans le cas contraire, si la "Commune" avait triomphé, jamais l'Institution n'aurait pu s'installer dans ses propres locaux pour y exercer sa mission et son activité de - 1865 à 1907 - qui furent pour Saint-Louis celles de l'enfance à "l'âge mur" (Mémorial).
Mais depuis le début du XX° siècle, un antichristianisme intransigeant grandissait au sein des gouvernements. Le 7 juillet 1904, Émile Combes, ministre de l'Instruction Publique et Président du Conseil, fit voter une loi interdisant l'enseignement à tous les membres des Congrégations religieuses. Rompant le Concordat de 1801 une loi promulgue la séparation de l'Église et de l'État (9 XII 1905). La République laïque ne reconnaît et ne salarie plus aucun culte. De plus les biens ecclésiastiques deviennent propriété de l'État. Soulignons que Protestants et Israélites acceptèrent cette victoire du laïcisme tandis que l'Église Catholique s'y opposait. Le Pape saint Pie X condamnait cette loi dans son encyclique du 11 février 1906.
L'Institution, propriété du diocèse, notre "Saint Louis des Champs" subissait ainsi la plus vile des spoliations et cela au nom de la liberté de conscience inscrite dans la Constitution!
"Le 24 décembre 1906, l'abbé Patau, supérieur de Saint Louis, célébra la dernière messe dans la chapelle de l'Institution où se sont réunis 92 anciens pour prier une dernière fois avant d'être chassés de leur école" (Mémorial).
Permettez-moi, chers amis, un souvenir personnel: c'est dans cette même chapelle, spacieuse église (construite pour remplacer la chapelle trop exiguë des premiers jours) qui "couronnait l'oeuvre de Monseigneur Ramadié" (Mémorial) que j'ai passé les épreuves écrites de la première et deuxième partie du Baccalauréat. Les épreuves orales se déroulant alors à Montpellier.
"Saint Louis est écartelé. Soixante externes sont placés à l'Externat, rue Bastion Saint Dominique, 80 pensionnaires sont logés place Saint Joseph" (Mémorial).
"Malgré ses malheurs Saint Louis continue. Dés 1910, 34 nouvelles adhésions sont une lueur d'espoir" (Mémorial).
"En 1923 Monseigneur de Carsalade affecta à l'Institution la plus grande partie des locaux et des jardins de l'ancien établissement du Sacré-Coeur" (Mémorial) qui était à la fin du XIX°siècle une institution catholique pour jeunes filles où ma mère, pensionnaire, avait effectué une partie de ses études secondaires.Cette même année 1923 je quittais le Saint Louis de l'Exil pour aller au Sacré-Coeur. Avec mes condisciples j'entrais en seconde et vinrent se joindre à nous les élèves de la même classe venant du petit séminaire, tandis que l'externat de la rue Saint Dominique continuait son activité pour le primaire.
En 193 1 en raison de difficultés de recrutement sacerdotal, la majorité des professeurs étant exclusivement composée de prêtres du diocèse, Monseigneur de Carsalade fut dans l'obligation de confier aux Pères de l'Assomption la direction ainsi que l'Enseignement dans l'Institution afin que "la Maison vive et demeure toujours au coeur du Roussillon" (Mémorial).
1939. Déclaration de guerre à l'Allemagne. Saint-Louis est à nouveau réquisitionné et doit s'installer en ville dans des locaux de fortune.
1940. L'armistice. La rentrée en octobre amène 450 élèves, celle de 1941, 490, celle de 1942, 532. (Mémorial)
Cette même dernière année les allemands occupèrent la zone Sud "dite libre" et réquisitionnèrent Saint-Louis, partiellement en décembre 1942 et totalement en 1943. Ce fut à nouveau l'éclatement, "certains pensionnaires se réfugient à Thués les Bains, d'autres au Grand Séminaire (rue Raspail). Des externes sont groupés au Centro Espagnol, d'autres à l'externat de la rue Bastion Saint Dominique. De Saint-Louis, où il est resté, pour défendre la Maison devant l'autorité allemande, le supérieur, le père Bisson, dirige l'ensemble, vigilant, dévoué, infatigable. Saint-Louis continue grâce au labeur acharné de son corps professoral" (Mémorial)
Août 1944 vit le départ des troupes allemandes, tandis que, depuis le 9 janvier le père Finaert avait succédé au père Bisson en qualité de supérieur. D'autres pères lui succédèrent tandis que notre chère Institution poursuivait sa marche ascendante.
Par manque de recrutement les Pères Assomptionnistes se voient , à leur tour, dans l'obligation de céder notre chère Maison à l'association Saint Bernard dont le siège est à Perpignan. Ainsi est assurée la pérennité de Saint Louis de Gonzague dont la directeur Monsieur Riqué pouvait se glorifier, lors de l'assemblée générale du 20 octobre 2001 de compter, toutes disciplines confondues, 1680 élèves dans l'Institution.
Je ne saurai mieux conclure cette rétrospective de l'histoire de notre chère Maison qu'en rapportant les termes mêmes de notre cher et regretté Président le Docteur Noël Bailbé. "Demeure pendant longtemps encore Saint-Louis de Gonzague pour lequel et par
. qui FIDE-VIRTUTE-LABORE est inséparable de DIEU-PATRIE-AMITIE noble devise de notre association qui vit le jour en 1880. 1880 est une date à retenir avec 1860 car l'Institution et l'Association ont le même coeur, le même esprit et la même âme". (Mémorial)
Nous allons voir l'exactitude de ces propos en retraçant grâce au Mémorial la vie de l'Amicale.

DIEU

"DIEU premier servi" disait saint Jeanne d'Arc. DIEU, le Père Eternel et Tout Puissant, DIEU le Fils Unique, Jésus Christ, né de la Vierge Marie, DIEU le Saint Esprit".
"Un seul DIEU, un seul Seigneur non pas dans la solitude d'une unique personne mais la Trinité d'une substance unique". (Préface de la saint Trinité).
C'est ce que nous apprenaient nos maîtres vénérés dés les classes primaires puis dans nos études secondaires et nous retrouvions toutes ces vérités dans le petit et le grand catéchisme.

Quand nous arrivions en terminale, à mon époque Philosophie et Mathématiques, c'étaient des cours d'apologétique, généralement donnés par le Supérieur pour raffermir et défendre notre Foi contre les attaques des incroyants.
Chers amis qui me lisez, souvenez vous qu'au cours de nos études l'effort et la peine étaient l'essence même de notre travail intellectuel. Ce même courage, dans la solidarité de l'amitié, doit se manifester en permanence dans la défense de notre Foi et de nos écoles catholiques.
C'est ce que fit en 1906 le père du chanoine Carbou qui "avait du comparaître devant le Juge d'Instruction pour son attachement zélé à notre Institution", le Mémorial ne précise pas la condamnation qui lui fut infligée.
C'est ce que Sa Sainteté le Pape Jean-Paul 11, lors de sa venue en France, rappelait aux milliers de fidèles qui assistaient à la messe qu'il célébrait au Bourget le 5 juin 1980: "France fille aînée de l'Eglise es-tu fidèle aux promesses de ton baptême".
Ces promesses, que, dans ma prime jeunesse nous renouvelions individuellement, au cours des vêpres, le jour de notre communion solennelle, ces promesses c'étaient les connaissances à chacun de nous pour son salut personnel. Puis-je me permettre, chers anciens, de vous les rappeler:

1° la connaissance de ce que nous devons croire: le Credo
2° la connaissance de ce que nous devons désirer: le Pater
3° la connaissance des moyens que Dieu nous donne pour obtenir sa grâce:
les 7 Sacrements
4° la connaissance des préceptes divins contenus dans la Loi: le Décalogue

Encore, de ma part, une nouvelle digression que j'estime nécessaire. Quatre années plus tard, exactement le 24 juin 1984, une marée humaine de plus de deux millions de participants composée de parents d'élèves, d'anciens élèves et même d'écoliers défilait dans Paris pour s'opposer, dans la dignité, au projet d'une loi rédigée par le ministre de l'Education Nationale, Monsieur Savary, qui prévoyait la suppression des écoles catholiques. Devant l'ampleur du mouvement, de ce "tollé" national, le ministre et le gouvernement tout entier démissionnèrent tandis que quelquesjours plus tard, le 13 juillet 1984, le Président Mitterand annonçait lui-même, à la télévision, le retrait de ce projet de loi.
Une précision concernant notre regretté Docteur Noël Bailbé. La veille du 24 juin 1984 il passait à la pharmacie m'annoncer qu'il venait de fermer son cabinet et montait à Paris pour manifester individuellement avec les parents d'élèves pour l'abrogation de ce projet de loi. Je rappelle qu'à cette date le Docteur Noël Bailbé n'était plus Président de l'Amicale.
Comment comprendre ce sursaut national des fidèles de la "Fille aînée de l'Eglise" qui signifiaient ainsi publiquement à l'Etat que jamais ils ne pourraient admettre la séparation de l'Instruction et de la Religion? Réaction nationale providentielle car c'étaient bien les paroles du Pape Jean-Paul Il qui avaient réveillé la Foi assoupie des parents d'élèves de l'enseignement catholique.
Chers jeunes anciens, demeurez vigilants! Lors de la séance du 14 décembre 1998, un député, Leroy, déclarait à la Chambre: "l'Ecole de la République se doit de réagir face au développement d'enseignements dogmatiques. Seule l'école républicaine permet de transmettre l'esprit des Lumières face à l'obscurantisme".

Pas un seul député catholique n'a réagi à ces propos méprisants pour notre Foi car, nous, catholiques, nous croyons, non en l'esprit des lumières mais en la LUMIERE qui "éclaire tout homme venant en ce monde" (Saint Jean). "La lutte contre l'école libre n'a jamais cessé, et si pendant les années de guerre de 1914 et de 1939 elle s'adoucit elle reprit chaque fois que le danger pour la nation fut écarté". (Mémorial)
Pendant la guerre 1914-1918, le drapeau tricolore, emblème de notre patrie (avec brodé en son centre le Coeur Sacré de Jésus) était mis à l'honneur dans le choeur de toutes les églises et chapelles de France. C'est bien grâce à cette protection divine que notre Patrie sortit victorieuse de ce sanglant conflit.
DIEU et PATRIE sublime devise de notre amicale.
"C'est pour toi que sont morts bien des nôtres. PATRIE" (Frédéric Saisset). (Mémorial)
Notre Patrie: la France de Clovis, de Saint-Louis, de Sainte Jeanne d'ARC. Cette France pour laquelle, au cours de la guerre 1914-1918 plus de cinquante anciens élèves ont versé leur sang. Leurs noms sont inscrits sur le Monument aux Morts de Han Co11 érigé dans la cour d'honneur, et chaque année, à la sortie de la messe nous allons leur rendre hommage. (Mémorial) (Encore une digression, Han Coll fut mon professeur de dessin au Saint-Louis de l'Exil).
Cette France pour laquelle sont tombés au champ d'honneur, en 1914-1918 mon père et mon beau-père, tous deux officiers supérieurs.
Cette France que j'ai défendue en 1940, le long de la Meuse dans les Ardennes, avec une formation de première ligne: la 52° demi-brigade de mitrailleurs indochinois, unité coloniale dans laquelle j'avais été incorporé en qualité de pharmacien lieutenant lors de la mobilisation générale de 1939. Je fus cité à l'ordre du régiment "aux armées, le 26 mai 1940, pour avoir assuré aux cours des combats du 10 au 15 mai, dans les plus violents bombardements, le ravitaillement en médicaments des postes de secours".
Mais revenons à cette triste période. Lors de la déclaration de guerre à l'Allemegne en 1939 rares étaient les églises qui avaient maintenu dans le choeur le drapeau tricolore orné du Sacré Coeur. Le résultat de l'abscence de ce symbole de la France Catholique placée sous l'égide de cette Divine protection se traduisit par la plus grande défaite militaire que notre pays ait jamais connu. En un peu plus de un mois (10 mai-22 juin 1940) les divisions
• blindées allemandes, après avoir anéanti une grande partie de notre pays et atteignaient la frontière espagnole sur la côte atlantique.
Le gouvernement de l'époque, entièrement désemparé, fit appel au vainqueur de Verdun. Les deux chambres réunies légalement, déléguèrenr la totalité de leurs pouvoirs au Maréchal lui remettant ainsi la direction de notre pays meurtri. Il fut chargé également par les deux assemblées de rédiger une nouvelle constitution.
Cette nouvelle constitution, qui devait être chrétienne et corporative, nous en avons vu les premières réalisations.
-Au plan économique, les syndicats, source de conflits sociaux, furent supprimés et remplacés par des groupements corporatifs dans lesquels employés et employeur unissaient leurs efforts pour le bien commun de l'entreprise.
- Au plan social et au nom de la justice sociale (de nos jours toujours revendiquée et jamais réalisée) fut instituée la retraite des vieux travailleurs. Elle confirmait l'égalité des corps constitués. C'est ainsi que les chefs ecclésiastiques étaient considérés avec la même dignité et respectabilité que les autorités civiles et militaires. Quant à la fraternité nous avons vu, avec satisfaction, le retour des Chartreux qui avaient été expulsés de France au début du XX° siècle et l'union fraternelle, au sein de la Légion des Combattants, des vainqueurs de 1914-1918.Le projet de cette nouvelle constitution, qui ne put voir le jour, avait été présenté au pape Pie XII qui en avait apprécié l'inspiration profondément catholique, dans son application, en vue du bien commun général, de la doctrine sociale de l'Eglise.
Le 22 juin 1940, pour mettre un terme à l'invasion par l'ennemi de notre patrie, le Maréchal demande l'armistice. Le pays fut scindé en deux: une zone nord occupée par les Allemands, et une zone sud dite "libre". Toutefois le Chef de l'Etat conservait l'autorité administrative sur l'ensemble du pays mais avec des moyens limités, car il devait se soumettre aux contraintes de la convention signée. Nous conservions, certes, nos colonies et protectorats mais les vainqueurs nous reprenaient l'Alsace et la Lorraine.
Le vainqueur de Verdun s'efforça aussitôt de réconforter moralement les Français désemparés. Pour cela et avant tout il remit en honneur le respect de notre drapeau sur lequel sont inscrites tant de victoires.
"En 1942 Saint Louis eut son drapeau et sa garde d'honneur" et le Mémorial précise "le premier porte drapeau de l'Institution fut Jacques Ducassy (ancien président de l'amicale 1961-1966) et Noël Bailbé (ancien président 1966-1970) faisait partie de la garde d'honneur".
En novembre de cette même année 1942, à la suite du débarquement au Maroc des armées américaines, les Allemands occupèrent la zone libre. Nous avons vu quelles en furent, pour l'institution les tristes conséquences. Quant à l'amicale elle resta en sommeil de 1941 à 1945.
Le 20 août 1944, le Maréchal, chef légitime et légal de la France, fut arrêté par les Allemands et déporté outre Rhin à Sigmaringen, où la plupart de ses ministres le rejoignirent.
De ce fait la France, sans chef d'Etat résidant sur sa terre natale, laissait vacant le pouvoir législatif et exécutif.
Profitant du retrait des troupes d'occupation qui devaient aller renforcer leurs propres armées mises en déroute par les alliés en Normandie ainsi qu'au sud est de la France les résistants s'emparèrent sans coup férir du pouvoir. Ils incarcérèrent les autorités légales, et créant de nombreux tribunaux d'exception jugèrent, sans aucune garantie juridique, ceux qui étaient restés fidèles au vainqueur de Verdun. Dans un tel climat insurrectionnel plusieurs milliers de personnes, au prétexte d"'Epuration" furent exécutés, et même dans ce nombre des prêtres.
Notre Pape Jean Paul II ne l'ignorait pas lorsque, au-delà des fidèles qui étaient venus l'écouter au Bourget le 5 juin 1980, il apostrophait le gouvernement français "France qu'astu fait des promesses de ton baptême".
Maître Joseph Respaut a vécu cette période alors qu'il était élève à Saint Louis pendant les années 40-50. Je le cite:
"Cette décade est à la fracture entre une civilisation finissante démolie par les événements qu'elle n'avait pas su, par insouciance ou par lâcheté ni prévoir ni maîtriser et une société nouvelle en devenir dont les premiers gestes furent de jeter aux oubliettes des pensées révolues les valeurs qui nous avaient si profondément façonnés et qui, finalement, construit des hommes vrais et forts" et il précise "nous avons connu les heures noires d'août 1944 et nous avons pleuré des morts cruelles et injustes de certains d'entre nous" et il conclut "mais les années 40-50 furent le creuset de Saint Louisiens fidèles à leurs convictions familiales, respectueux des amitiés vraies, rayonnant utilement dans la société catalane, assumant des responsabilités publiques et privées, et, par-dessus tout, fiers de leur Saint Louis.

Merci, Maître, et cher camarade, pour ces belles paroles que vous avez prononcées devant tous les anciens, des jeunes aux plus âgés, lors du jubilé des anciens des années quarante. Vos propos sont tout à la louange de notre chère Institution à lauqelle est
indissolublement liée notre amicale "tradition vivante des anciens" qui a bien acquis ses
titres de noblesse dans la défense de Dieu et de la Patrie. Certes de nos jours les parents
d'élèves jouent le rôle de défenseurs de l'école Libre que jouèrent, dès 1880, les anciens
élèves". (Mémorial) "Nous vivons actuellement le temps de la plus grande persécution religieuse catholique. Elle s'étend au monde entier en se manifestant sous toutes ses formes soit brutale par suppression pure et simple du croyant fidèle à sa foi". (Mémorial) Et notre regretté Docteur Noël Bailbé est bien resté dans le sillage des nombreux et grands Présidents qui l'ont précédé quand il nous dit: "Mais comme je crois en Dieu et que la Foi de mon enfance, raffermie dans ctte école, ne m'abandonne pas". (Mémorial), cette foi indéfectible on la découvrait dans la luminosité de son regard, reflet de sa droiture morale, dans la rectitude de ses jugements et dans la délicatesse de ses sentiments. Personnellement j'en fus l'objet. Le jour même du décès de mon épouse - voilà déjà quinze ans - dès qu'il en eût connaissance et, immédiatement après la fermeture du cabinet professionnel, il vint à Villeneuve, accompagné de sa fille Marie-Noëlle m'exprimer sa sympathie compatissante et surtout se recueillir et prier pour le repos de l'âme que Dieu venait de rappeler à lui.
Comment pourrai-je oublier, au souvenir de ces heures sombres, ce geste noble, ce serrement de main par lequel s'exprimait tout son coeur; ces précieux moments de puissant. réconfort demeurent toujours gravés dans ma mémoire et l'amitié de Noël Bailbé a été un des honneurs de ma vie.

AMITIE

Toutefois, chers amis qui me lisez, je ne voudrais pas que vous puissiez croire que mes propos soient exhaustifs. L e Président Noël Bailbé avait de nombreux amis, tous ses
condisciples tous ses confrères mais également tous les anciens Louisiens.
Comment ne pas évoquer cette mémorable journée d'octobre 1980 où, après la messe, lors de l'assemblée générale notre regretté Président nous retraçait l'historique du
centenaire de l'Institution et, après le banquet, poursuivait par celui de l'Amicale. Quel enthousiasme général! Quelles vibrantes félicitations! et quels unanimes applaudissements pour l'auteur de ce prestigieux mémorial. J'ai encore souvenance qu'au milieu de cette bruyante ambiance mon condisciple l'abbé René Boher, curé de Millas, toujours revêtu de sa soutane qu'il ne mit jamais aux "oubliettes" - comme le dirait avec humour notre
camarade et membre de l'actuel bureau de l'Amicale Maître Joseph Raspaut - se précipita vers le micro pour remercier Noël Bailbé et lui exprimer la reconnaissance de tous les anciens Louisiens pour cette brillante rétrospective.
Que dirais-je de son humilité, complémentaire de sa générosité d'âme, lorsqu'il revêtait l'anonymat de la "caparutxe" pour participer chaque vendredi saint à la procession de la Sanch en portant le mistéri de la paroisse Saint Joseph.
C'est cette Foi qui, avant de rédiger cette remarquable évocation des deux
centenaires, conduisit les pas du Docteur Noël Bailbé "rue de la Main de Fer où, en 1581 à l'âge de treize ans et demi, logea Louis de Gonzague qui, avec ses parents, accompagnait la fille de Charles Quint qui regagnait l'Espagne". (Mémorial)
C'est sous l'égide de ce jeune saint que notre regretté Président écrivit son Mémorial et c'est également sous le vocable et sous la protection de Saint Louis de Gonzague que Monseigneur Ramadié fonda notre chère Institution qui malgré les
multiples embûches et exactions poursuit toujours avec succès sa noble mission d'instruction et d'éducation. Providentielle coïncidence, ainsi que le signalait Monsieur l'abbé Centène - un ancien Louisien - dans son homélie prononcée au cours de la messe des obsèques de notre cher Président. En effet, ce même jour, le calendrier liturgique glorifiait Saint Louis de Gonzague.
L'abbé Centène eut également à coeur d'accompagner à sa dernière demeure le corps de notre cher Président qui, désormais, repose auprès des siens dans la paix du Seigneur.
C'est dans le cimetière de Marquixanes qu'est érigé le monument aux morts des deux guerres "sur le socle duquel l'architecte, Mas Chancel, fit sculpter l'image du clocher du village que l'ange présente au combattant qui va mourir, ce clocher qui domine le village comme une flèche dirigée vers le ciel. Ce sera là mon dernier symbole et celui que j'emporterai".
Ce sont les termes mêmes de la conclusion du deuxième livre du Docteur Noël Bailbé "Le symbolisme des Clochers-Tours".
Quelle autre plus belle image pourrais-je évoquer?
Ce combattant revêtu de l'armure de la Foi que fut durant son existence entière notre
cher Président tenant dans ses bras "le clocher qui domine son village natal" que vient de lui
remettre un ange descendu du ciel pour le conduire au royaume des cieux.
Quelle brillante et attachante personnalité, me direz vous, que notre regretté Président. Certes et, en outre, quel éminent médecin et chirurgien doté également d'une
immense culture littéraire artistique et spirituelle qui s'épanouit dans les travaux d'histoire
et d'archéologie que nous allons découvrir ensemble.
Noël Bailbé quitta l'Institution après avoir obtenu sa deuxième partie du BAC philosophie. En novembre 1942 il se rend à Montpellier pour se faire inscrire à la Faculté des Sciences dans la discipline P.C.B. (Physique Chimie Biologie) où il trouve comme enseignant de chimie le professeur Henri Guiter le Maître bien connu en catalanisme.
En juin 1943 ayant obtenu ce diplôme, indispensable pour son inscription à la faculté de Médecine, il a définitivement choisi sa vocation médicale.
Le 5 juin 1944, étudiant en médecine, il passe le concours de Santé Navale. En cas de succès cette nouvelle situation aurait procuré à son esprit toujours en recherche la satisfaction de découvrir, sous des horizons nouveaux, des pays dont il avait entendu parler avec leur identité spécifique, leur culture littéraire et artistique ainsi que leur religion. Hélas ce beau projet ne put se réaliser puisque, en raison des événements militaires et politiques de cette époque, que nous avons déjà évoqués, le concours fut annulé. En conséquence Noël Bailbé dut rester à Montpellier pour y poursuivre ses études médicales. Mais doté d'une puissance exceptionnelle de travail intellectuel il s'inscrit également en 1946 à la Faculté des Lettres pour l'obtention d'une licence libre es lettres, diplôme qu'il obtient en 1948. A cette date il quitte Montpellier pour Nice, ville où il a été reçu au concours d'internat des hôpitaux.
Il y résidera jusqu'au 25 juillet 1952 jour de sa soutenance de thèse de doctorat "Contribution à l'étude du syndrome des hallucinations lilliputiennes", travail laborieux et minutieux qui fut couronné par la mention Très Bien.
Durant toute l'année 1953 afin de se perfectionner dans sa spécialité il sera assistant, à Barcelone, de la clinique ophtalmologique du "cathédratic" (Professeur) Barraquer personnalité de réputation non seulement européenne mais mondiale. En Colombie, à Bogota, existe un Institut Barraquer.En 1954 Noël Bailbé s'installe comme ophtalmologiste (médecin et chirurgien) à Perpignan, rue Jeanne d'Arc. En 1955 il déplace son cabinet au 19 place Jean Payra. C'est là que j'eus le plaisir et le bonheur de faire sa connaissance.
Dès le début son activité professionnelle fut débordante. Sachez, chers amis, qu'il consulte non seulement à Perpignan mais encore à la clinique Saint Michel de Prades et au centre médical d'Osséja. En même temps à Perpignan il opérera aux cliniques des Platanes, Pasteur, la Roussillonaise, et à la clinique de Prades.
Devant l'importance croissante de sa clientèle il s'associa en 1959 avec le Docteur René Camo. Ce dernier décédera en 1969.
Durant son activité médicale il poursuit, toujours féru d'histoire catalane, des recherches sur le patrimoine roman du Roussillon. Ses voyages d'étude archéologique le conduiront avec son épouse en Italie, Grèce, Yougoslavie, Palestine, Angleterre et Ecosse.
Tout cela sans négliger la spécialité medicale, perfectionnant même la technique ophtalmologiste opératoire. C'est ainsi qu'en 1976 il présenta à ses confrères une nouvelle technique chirurgicale associant l'intervention du glaucome et de la cataracte dont l'originalité de conception arriva jusqu'aux Etats-Unis où il fut appelé à la présenter au congrès d'ophtalmologie à Las Végas en 1977. Il répondit favorablement à cette invitation qui l'honorait personnellement. Le Docteur Noël Bailbé avait une étonnante résistance physique qui lui permettait de faire face à des activités aussi diversifiées.
Malheureusement des difficultés d'audition qui rendaient difficile les entretiens avec ses patients allant en s'accentuant l'obligèrent à cesser son activité médico-chirurgicale en décembre 1989.
Ne croyez pas, chers camarades, qu'il en profita pour mener une existence de "retraité". Loin de là, Noël Bailbé se tourne vers 1"'alma mater" - la terre nourricière -. Dès 1960, dans ses rares moments de loisirs, il secondait son beau-père malade, et, aidé de son fils Jacques assura la continuité de l'exploitation agricole. Tout ce qu'il entreprenait il l'accomplissait avec ferveur et compétence. C'est ainsi que sur la commune de Llauro il transforma des forêts de chêne-vert en vignoble ce qui représenta de considérables travaux.
Malgré ces multiples et variées activités le grand croyant qu'était le Docteur Noël Bailbé ne cessait de mener une vie fervente de prière. Son livre de chevet n'était pas un traité d'ophtalmologie ni un ouvrage d'histoire sur l'art roman ni un manuel d'oenologie mais son missel romain quotidien. Cette vie spirituelle était rendue d'autant plus intense que sa surdité l'isolait du monde qu'il devait quitter le 19 juin 2000. Et qui - mieux que moi-même -, pouvait rendre hommage au Docteur Noël Bailbé si ce n'est un de ses confrères le Docteur Louis Camo, biologiste et conseiller Général, je me permets de citer ses propos (l'Indépendant du 6 juillet 2000) "Grand travailleur, aux qualités d'observation peu communes, il a conduit avec une égale passion l'exercice exemplaire de sa spécialité médico-chirurgicale, l'ophtalmologie, et l'étude archéologique de nos monuments et de leurs vieilles pierres... Noël Bailbé a toujours concilié la Science et sa Foi Chrétienne jusqu'au terme de sa vie "in manus tuas Domine".
C'est cet ouvrage "Les Clochers-Tours du Roussillon" dont Henri Guiter, professeur émérite de l'Université de Montpellier, nous décrit comment, guidé par ce maître éminent, Noël Bailbé le conçut et le réalisa. Je cite Henri Guiter (préface du livre) "Lors de la rentrée 1946 à la Faculté des Lettres nous vîmes arriver Noël Bailbé (qui était également inscrit à la Faculté de Médecine). Il souhaitait entreprendre une licence libre, es lettres sur des certificats propres à la Faculté montpelliéraine. C'est sur le certificat "études catalanes"que se porta d'abord son choix. L'enseignement était dispensé par Jean Amade pour la partie littéraire et par nous même pour la partie linguistique. En 1947 il obtenait ce certificat. Cependant il lui fallait deux autres certificats pour accéder au grade de licencié. Il nous demanda conseil et nous le dirigeâmes vers l'enseignement du doyen Flèche. Celui ci assurait la préparation d'un certificat de licence d'enseignement "Histoire du Christianisme" et "Histoire de l'Art". Notre ami obtint, coup sur coup, ces deux certificats et se trouva ainsi Licencié es lettres en 1948. Le certificat d'Histoire de l'Art ouvrit de nouveaux horizons à Noël Bailbé. Il nous confia qu'il aurait grand plaisir à préparer une thèse de doctorat sur l'archéologie du pays catalan sans toutefois avoir une idée bien nette de ce que pourrait être le domaine et les limites d'un tel travail.
"En approchant d'un village la première chose qui apparaissait aux regards était le clocher (clochers, murailles, clochers tours) mais la répartition de ces clochers demeurait pour nous un véritable mystère: comment se distribuaient-ils dans l'espace et dans le temps? Nous suggérâmes à Noël qu'une étude menée par lui pourrait, sans doute, répondre à toutes ces questions et il accepta cette perspective avec enthousiasme".
"Bien entendu ce n'était pas nous qui pouvions diriger des études de cette espèce, il fallait s'adresser au doyen Flèche. Ce dernier, consulté, applaudit au choix du sujet et accepta d'être le directeur de la thèse".
Nous sommes en 1948. Noël Bailbé est toujours à Montpellier, inscrit à la faculté de Médecine et vient d'être reçu au concours d'internat des hôpitaux de Nice où, désormais il résidera jusqu'à sa soutenance de thèse de doctorat (25 juillet 1952).
La cloche qui, entre temps, avait été dérobée venait d'être replacée dans son clocher par Dom Bernard et avec Noël Bailbé nous eûmes le plaisir et la joie d'entendre le tintement de sa voix qui annonçait l'angélus de midi.
Quelle inoubliable et enrichissante journée pour moi auprès de ce maître érudit et compétent qu'était Noël Bailbé qui, tandis que nous redescendions vers Perpignan me fit découvrir tout le symbolisme mystique et théologique de ces splendides monuments romans du Confient que sont Saint Martin, Corneilla et Villefranche.
L'abside de plein cintre, signe figuratif de l'humilité de l'homme devant l'infinie grandeur du Créateur.
L'abside toujours tournée vers l'Orient d'où se lèvera le Soleil de Justice.
L'abside, espace intérieur d'un plan semi-circulaire qui clôt le sanctuaire, où est situé l'autel sur lequel le célébrant - alter Christus - répétera, lors de la Consécration les mêmes paroles du Christ instituant l'Eucharistie.
Quelle splendeur que cette abside romane - symbole de la protection Divine - qui s'abaisse jusqu'à nous.
La nef avec sa voûte de pierre en plein cintre, appelée "Berceau" par les techniciens, prenant naissance sur deux murs parallèles qui dominent très nettement l'abside.
La nef, en forme de navire retourné, lieu de prière pour les fidèles et d'accueil pour les pèlerins et les voyageurs.
La nef, préfiguration de la Jérusalem céleste.Le clocher tour harmonieusement construit en pierre martelée, symbole de l'Eglise bâtie par le Christ sur ce rocher inébranlable qu'était Pierre.
Le clocher tour, dominant par la hauteur cet ensemble sacré et toutes les autres constructions d'alentour.
Le clocher tour couronné en son sommet par les cloches - voix de l'Eglise - qui par l'angélus rappelle aux fidèles, 3 fois par jour, l'annonce faite par l'ange à la Vierge Marie qu'elle serait la mère de notre Rédempteur.
Les cloches qui, à toute volée le jour des grandes fêtes liturgiques invitent les fidèles à venir prier ensemble dans la douceur de ce "berceau" qu'est la nef.
Ces mêmes cloches qui, chaque fois avec un timbre et un rythme différent, marquent les diverses étapes de notre vie terrestre.
Quel savant et quel érudit était Noël Bailbé qui en me dévoilant tous ces symboles qui ne tombent pas sous le sens mais, comme il l'a écrit lui-même, "offrent des ressemblances avec les réalités immatérielles et appartiennent à la substance de la vie spirituelle".
Quant au symbolisme du cosmos, du nombre et de la figure, gravés dans la pierre par la main de l'artiste, pour comprendre leur signification il faut se rapporter, comme l'écrit Noël Bailbé (en citant Saint Augustin) "aux passages figurés et mystiques des Ecritures".
Toutefois, pour répondre à notre légitime curiosité il a décrypté ces symboles et, pour notre satisfaction intellectuelle, il nous les a traduits et explicités en langue courante.
Et nous voilà au dernier ouvrage, posthume, de Noël Bailbé "Les portes des Eglises romanes du Roussillon".
Mes connaissances en ébénisterie et ferronnerie étant minimes je ne puis qu'admirer, sans les commenter, les belles photos prises par Noël Bailbé lui-même. Ces vantaux robustes et harmonieusement ornementés par des peintures, des ferrures, des volutes sont l'oeuvre des Maîtres et de leurs "apprentis" qui ont mis en valeur tout leur art ainsi que toutes leurs connaissances techniques pour embellir la porte d'entrée du Temple Divin, la "Maison du Peuple", comme l'écrivait le Docteur Louis Camo (l'Indépendant 6 juillet 2001).
Ces solides vantaux rehaussés par de belles ferrures ont été construits, réalisés et posés en leur place actuelle depuis environ, une dizaine de siècles.
C'était au temps des "corps d'art et métiers". Ce système corporatif groupait les hommes d'une même profession où l'art et le métier étaient intimement unis pour mettre en honneur le travail. Travail voulu par Dieu lui-même pour sanctionner Adam qui avait transgressé à l'unique interdit du Créateur. A ce lien créé par l'identité des intérêts s'ajoutait l'unité de la Foi. La croyance était le fondement même des institutions civiles comme celui de la conduite privée avec la notion d'entraide mutuelle dans le domaine professionnel et moral.
Cette Foi se concrétisait dans la corporation sous la forme de la confrérie qui assurait l'unité dans la vie morale de la Profession comme dans la vie sociale collective par son idéal de recherche du "Bien Commun".
L'unité de la Foi a été le gage et le ciment de l'unité de l'action corporative. L'art et le métier étaient d'autant plus intimement unis qu'ils étaient placés sous l'égide d'un Saint Patron. Le travail était considéré, non comme une servitude, mais comme une action sainte, le compagnon nécessaire de la prière et de toute vie chrétienne.
Je dois ajouter que la fête du saint Patron de chaque corporation était chaque année célébrée par une procession dans les rues de la ville le jour de leur solennité liturgique. Mes confrères moyenâgeux de Perpignan, eux, rendaient hommage à "Mossen Sant Miquel cap y patro dels apothécaris de la vila de Perpinya" deux fois par an "los dias de Sant Miquel de mayg et de setembre".
Quand on songe, qu'à cette époque, il existait à Perpignan 15 corps constitués d'arts et métiers avec leur propre confrérie donc autant de fêtes religieuses, chers camarades, calculez le nombre de fois qu'était honoré le travail "ad majorem Dei gloriam".
Sous nos gouvernements laïques le travail est déclaré fête nationale un seul jour par an, le premier mai. Faut-il encore le rappeler? Cette fête nationale glorifiant le travail fut instituée en 1941 par le vainqueur de Verdun.
Quand je vous aurai dit que, de son union avec Marguerite Puig naquirent, dans le foyer de Noël Bailbé quatre enfants: l'aîné, une fille, Marie-Noëlle exerce à Perpignan, dans une partie de l'ancien cabinet paternel, 19 place Jean Payra, la profession para médicale d'orthoptiste; les trois autres trois garçons, tous anciens élèves de Saint Louis. Seuls deux d'entre eux sont médecins: François, généraliste exerçant à Perpignan dans l'autre partie du cabinet paternel,, et Marc, neurologue, 2 rue Elie Delcros, à Perpignan également. Quant à l'aîné des trois, Jacques il exerce le noble métier de vigneron. Il plante, taille, greffe, traite et vendange le fruit des divers cépages qu'il vinifiera et élèvera séparément. Il
commercialise personnellement toute sa récolte. Il assure, ainsi, la maintenance et la pérennité des traditions viticoles familiales.
Vous savez tout, chers amis, sur la biographie de notre regretté Président le Docteur Noël Bailbé. Biographie qui est également un "geste" des actes et faits qu'il a réalisés. Personnalité hors du commun non seulement dans notre amicale où il assuma la primauté en nous léguant son "Mémorial" qui honore l'Institution où il fit ses études secondaires mais encore dans sa vie professionnelle de médecin et chirurgien ophtalmologiste par ses découvertes techniques dans le domaine chirurgical.
Prééminence également dans les disciplines historiques et archéologiques roussillonnaises. Il a enrichi notre patrimoine avec ses trois ouvrages exhaustifs sur les "Portes Romanes des Eglises" et sur les "Clochers-Tours" et sur leur "Symbolisme" dont il nous a dévoilé et décrypté tous les symboles gravés sur leurs pierres taillées pour les rendre sensibles et compréhensifs à notre esprit.
Enfin on ne peut oublier son étonnante et profonde spiritualité qui émaille ses ouvrages comme elle l'anima durant toute son existence.
Chers amis, je vais, maintenant, vous demander de bien vouloir vous unir à moi pour rendre à notre ancien Président un fervent hommage, tandis que de notre coeur s'élèvera une prière pour le repos de son âme que Dieu a rappelée à Lui.
Merci chers camarades de cet élan unanime de gratitude envers Noël Bailbé.
Dans le recueillement c'est bien plus qu'un signe c'est un déférent acte de reconnaissance que nous venons d'accomplir ensemble dans la chaleur de l'amitié et la Lumière de la Foi.

A DIEU NOËL
Paul DEVY
Ancien élève
Membre de l'Amicale Docteur en Pharmacie

Croix de Guerre 39/40

FLASH INFOS
*ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Elle aura lieu le samedi 16 octobre 2004 d'ores et déjà réservez cette date sur vos agendas.
Le banquet traditionnel sera présidé par le Docteur André GOURDON, chirurgien orthopédique, qui nous a donné son accord de principe.
Ce serait l'occasion de permettre aux anciens exerçant une profession médicale de se retrouver à Saint Louis lors de notre fête. De plus nos archives sont enfin quasiment opérationnelles, lors de la visite de notre nouveau local nous vous proposerons une exposition des pièces les plus significatives. Nous vous y attendons nombreux...


* DOCUMENT D'INFORMATION SUR LES PROFESSIONS

Faisant suite à l'initiative citée en page 42, les anciens envisagent la création d'un document écrit reprenant les exposés des conférences et les complétant par des informations relatives à d'autres professions. Ce document pourrait être mis à la disposition des élèves, des parents, de la Direction et des enseignants. Tout ancien qui accepterait d'écrire quelques pages sur sa profession et les moyens d'y accéder est prié de se faire connaître auprès de J.M. ESCANÉ (06 71 63 21 26).

* ARCHIVES
Nous recherchons tout livre ou document écrits par les anciens, afin de constituer un fond.
Nous comptons sur votre collaboration pour nous aider dans cette démarche, en nous signalant les ouvrages que vous connaissez.

FIN